Chroniques livresques

La ligne verte – Stephen King

Édition : Le livre de poche
 Prix : 8e70
 Nombre de pages : 512

Résumé :
 Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 1930, entreprend d’écrire ses mémoires.
 Il  revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent,  condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui  défraya la chronique en 1932.
 La Ligne verte décrit un univers  étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort  indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris  apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey,  prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de  cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de  la chaise électrique.
 Aux frontières du roman noir et du  fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de  mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles  incursions dans l’horreur, terriblement efficace et dérangeant.

Points forts :

  • La plume
  • L’histoire
  • Les personnages
  • Le dénouement
  • L’émotion

Points faibles :

  • Le découpage

« Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et surtout  d’être seul comme un moineau sous la pluie…Fatigué d’avoir jamais un  ami pour parler, pour me dire où on va, d’où on vient et pourquoi…Mais  surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns les  autres. Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens  dans le monde. »

Stephen King

« La mort attend chacun de nous, il n’y a pas d’exception, je le sais.
 Mais parfois, ô Dieu, que la ligne verte est longue ! »

Stephen King

« Le monde tourne, c’est tout. On peut s’accrocher et tourner avec, ou se lever pour protester et se faire éjecter. »

Stephen King

Avis :
 Après avoir découvert Stephen King durant la laborieuse LC de Salem, je me suis dis que j’allais sortir celui-ci de ma PAL. On est là dans un tout autre genre, si Salem se voulait horrifique ; La Ligne Verte se veut émouvant et mystérieux. On dit souvent du King qu’il est le maître de l’épouvante et bien il montre dans cette œuvre qu’il est également le maître de l’émotion. J’ai découvert l’histoire de John Caffey à travers ce roman, je n’avais aucunement vu le film et je pense que cela m’a permis d’être pleinement touchée et transportée par cette histoire. On suit ici des gardiens de prison s’occupant de « la ligne verte » c’est à dire que ce sont eux qui s’occupent des prisonniers condamnés à mort. C’est ainsi qu’on découvre une panoplie de personnages tous plus vrais les uns que les autres, tous plus touchants les uns que les autres. Bien évidemment, on a aussi notre lot de personnages haïssables au plus haut point. En outre, la plume de Stephen King transmet parfaitement l’histoire qui se veut dramatique et fantastique mais surtout pleine de messages incroyablement beaux et touchants. De même, le dénouement est dans la lignée de l’ouvrage fort, puissant, touchant et j’en passe. J’ai rarement été aussi émue par un livre. Je n’ai pas pleuré toutes les larmes de mon corps mais je l’ai refermé en étant changée et bouleversée ; rien que pour cela je remercie l’auteur. Le seul petit point m’a un peu dérangé est le découpage de l’ouvrage mais cela est normal étant donné que le roman est écrit de base en feuilleton. Bref, malgré ce petit point je trouve ce livre fantastique !

Note : 5/5

Livresquement vôtre, Amé-lit !

Auteur

ame.lit.pond@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Arte 5 - Kei Ohkubo

18 juin 2021